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Le Kâma Sûtra

informations tirer du site : 
http://www.leslibertins.com/web/fr/pages_fr/info_fr/sexualite/kamasutra_fr.htm

livres sur le Kamasoutra   page tantrisme et sexualité

    Le kâma sûtra, écrit aussi kâmasûtra ou kamasoutra, est une doctrine indienne, c'est-à-dire une règle de vie. En Occident, nous déformons cette doctrine en l'assimilant uniquement à des positions sexuelles alors que ces dernières sont une infime partie de cette philosophie. Le kâma sûtra est un art d'aimer avant tout entre un homme et une femme. Et je vous délivre succinctement en quoi se résume le kâma sûtra de Vâtsyâyana, ensuite je suis persuadée que vous souhaiterez vous instruire plus profondément de cette doctrine...

Le Grand Larousse Universel définit comme suit le kâma sûtra :

      Traité des règles de l’amour, écrit en sanskrit par Vâtsyâyana entre le 6ème et le 7ème siècles. Malgré son caractère érotique, il entre dans la littérature religieuse de l’Inde. La partie relative aux mariages, aux unions permises et défendues, aux devoirs du mari et de la femme est identique aux prescriptions des lois de Manu.

Avant de connaître ce en quoi se compose le kâma sûtra, il faut tout d'abord savoir ce que veut dire kâma.

      Le terme sanscrit « kâma » couvre à peu près le même champ sémantique que le grec « erôs » : s’y combinent pour former des configurations variables suivant les textes et les contextes, les notions de « désir » et de « plaisir ». Le « kâma » sanscrit est avant tout le désir du plaisir sexuel. Il fait l’objet, dans la tradition indienne, d’un savoir codifié (sâstra), pour autant seulement qu’il traite non de l’essence et des manifestations du désir, mais des techniques de la volupté sexuelle et des raffinements de tout ordre qui la favorisent ou l’accompagnent. Ce savoir est consigné dans un grand nombre d’ouvrages dont le plus systématiquement didactique est le célèbre Kâmasûtra de Vâtsyâyana; il est aussi illustré, de la manière la plus directe qui soit, dans la peinture et la sculpture. Le domaine ainsi délimité se ramène à l’examen des conditions physiologiques, accessoirement psychologiques, de la production du plaisir érotique, étant bien entendu que les êtres destinés à éprouver ce plaisir sont un homme et une femme formant un « mithuna », un couple d’amants (les autres combinaisons, si la sculpture les donne à voir assez volontiers, ne sont que très exceptionnellement évoquées dans les textes).  

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      Ainsi envisagé, le « kâma » est un des trois grands mobiles de l’action humaine, un des « buts de l’homme » (purusârtha ), le troisième dans l’ordre hiérarchique : dans le système de pensée hindou (et indien), le plaisir sensuel est, en principe, inférieur en dignité à « l’artha », qui est richesse et pouvoir; « l’artha », à son tour, est inférieur au « dharma », à l’ordre socio-cosmique et aux observances qui en dérivent. Mais le « kâma » du « kâmasûtra » n’est qu’un des versants du Désir-(de)-Plaisir. L’amour, saisi non plus dans l’accomplissement de la jouissance ou dans les préparatifs techniques immédiats qui la rendent possible, mais dans l’élan et les tourments du désir, s’il n’entre pas dans le champ du « kâmasûtra », est le thème majeur de la grande poésie sanscrite et de toute la littérature indienne. La jouissance elle-même non plus simplement et abstraitement désignée comme le terme auquel doivent conduire les procédures appropriées, mais décrite tout à loisir comme un état, est le motif d’innombrables analyses et méditations qui en font soit l’analogue, soit même le moyen privilégié (dans le tantrisme notamment) de la fusion mystique avec l’Un. D’autre part, si l’ascétisme, en Inde comme ailleurs, est la volonté de résister à la tentation des plaisirs et même de dominer ses besoins, il faut prendre garde que le sexe érigé de l’ascète « ûrdhvamanthin » (à la fois continent et ithyphallique) est un emblème de la tension qui le porte vers l’absolu en même temps qu’un signe de sa maîtrise sur son corps.

      Dans la liste des trois « buts de l’homme », le « kâma », on l’a vu, occupe le troisième rang. Mais les « buts de l’homme » sont en fait quatre : il y a, en outre « moksa » (la quête de la délivrance), de cet état auquel on ne parvient qu’une fois débarrassé du poids des actes.  Qu’en est-il des rapports entre « kâma » et ce quatrième « but » qui ne s’ajoute pas à la série des trois, mais la transcende ? « kâma » est, d’une part, l’antagoniste de « moksa » : le désir est par excellence l’obstacle qu’il faut éliminer pour atteindre la délivrance, puisque les actes ne sont générateurs de « karman » et ne remettent en mouvement la roue des renaissances que parce qu’ils ont pour mobile la satisfaction de désirs, cela est vrai tout particulièrement pour le type même de l’acte, l’acte sacrificiel : travailler à gagner la délivrance, ce n’est pas s’abstenir totalement d’agir (chose impossible), c’est brûler la racine du désir qui détermine l’acte. Mais, d’un autre côté, l’aspiration à la délivrance procède elle-même d’un désir, comme le montre la forme du terme « moksa » qui est un substantif désidératif tiré de la racine verbale MUC, « délivrer » : il y a donc au moins un désir qu’on ne doit pas détruire, c’est le désir d’éliminer les désirs. Exalté ou combattu, le plus souvent engagé dans une spéculation dialectique où il est à la fois exalté et combattu, le « kâma » est de toute façon au centre des raisonnements indiens sur l’homme : c’est à bon droit que Madeleine Biardeau reconnaît dans l’hindouisme « une anthropologie du désir ».

      Le « kâma » est donc, d’une part, l’amour, et, plus particulièrement, le désir amoureux; d’autre part, toute espèce de désir. Le problème est de comprendre le rapport entre le sens large et le sens étroit. Le désir amoureux n’est-il qu’un cas particulier du désir indifférencié ? Ne convient-il pas, plutôt, de penser que les autres désirs sont des variantes ou des prolongements du désir amoureux, ou, du moins, que c’est parce que l’homme est habité, structuré par le désir amoureux qu’il peut concevoir d’autres désirs que celui de la jouissance érotique, l’infinie variété des biens matériels et spirituels ? C’est ce que nous invitent à croire les poéticiens comme Bhoja qui, dans leur généalogie des sentiments esthétiques, font dériver toutes les émotions d’une aptitude fondamentale à désirer, le désir étant nommé en l’occurrence non pas « kâma », mais « srngâra », synonyme dont la coloration « amoureuse » est très vive.

 

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Le kâma sûtra :

      Le « kâmasûtra » de Vâtsyâyana est le plus ancien texte de l’Érotique indienne qui nous soit parvenu. Mais il est l’aboutissement d’une tradition multiséculaire, illustrée par de nombreux maîtres, dont Vâtsyâyana, d’autre part, a eu des successeurs dont le plus notable est Kokkoka, auteur du « Ratirahasya » (les Mystères de la volupté). Le principal commentaire au « kâmasûtra » est la « jayamangalâ » de Yasodhara (13ème siècle).

      Comme tant d’autres textes de l’Inde ancienne, le kâmasûtra lui-même ne peut être daté avec certitude. Du moins sommes-nous sûrs qu’il est antérieur au 8ème siècle de l’ère chrétienne, puisqu’il en est fait état, dans le drame « Mâlatîmâdhava » de ce Bhavabhûti qui fut un des poètes de la cour du roi de Kanauj, Yasovarman, aux environs de 740.

      Rédigé en une prose sèche et dense, beaucoup plus cursive, cependant, que celle des « aphorismes » de la grammaire ou même du Dharma (malgré ce que donne à croire le titre, qui signifie « aphorismes sur le Désir »), le kâmasûtra comporte une double division : chacun de ses sept livres est fait, d’une part, d’un enchaînement continu de « motifs »; les chapitres, qui sont deux au minimum, dix au maximum, par livre, se terminent tous par une ou plusieurs formules en vers.

      Un autre trait est que le dernier livre est « aupanisadika » (ésotérique); ce n’est pas qu’il enseignerait des voluptés secrètes : il traite des moyens artificiels, voire magiques, auxquels l’homme peut recourir pour se donner une apparence séduisante (onguents, poudres, collyres, amulettes, à distinguer des fards et ornements innocemment et directement esthétiques), pour subjuguer la femme qu’il convoite, pour accroître ou retrouver sa virilité, pour y suppléer par des pénis postiches. La magie est ici aux confins de la médecine. Curieusement, au milieu de ces recettes recommandées à l’homme (même quand il s’agit de produits ou de formules à appliquer sur le corps de la femme), surgissent des conseils de style « artha » aux courtisanes vieillissantes sur l’art de marier leurs filles à des jeunes gens de bonne famille.

      Mis à part ce septième et dernier livre, le kâmasûtra est un livre ouvert à tous; ce sont les Occidentaux qui en ont fait un texte « for private circulation only » . Il est aussi peu occulte que les innombrables sculptures érotiques qui ornent certains des plus beaux temples de l’Inde et qui sont comme des traductions visuelles des préceptes et descriptions du kâmasûtra.

      A vrai dire, la question du public est posée d’emblée. Aux doctrinaires qui veulent interdire aux femmes l’étude du kâmasûtra, puisqu’elles sont aussi exclues de l’étude du Veda et des textes de Dharma, Vâtsyâyana répond que les femmes ont de toute façon la pratique de l’amour, et qu’il n’y a aucune raison de ne pas leur faire connaître le corpus théorique qui est à la source de cette pratique (car toute pratique dérive d’une théorie). Il en est de l’amour comme de la grammaire : on parle même sans savoir la grammaire, et cependant l’usage de la langue est l’application des règles de grammaire. Du reste, Vâtsyâyana ne veut pas donner à son traité plus d’importance qu’il n’en a : les textes de « kâma » sont utiles tant que la passion ne s’est pas encore installée; une fois que la roue de la passion s’est mise à tourner, il n’y a plus ni traité, ni progression réglée.

      L’apprentissage du kâmasûtra est donc une bonne chose pour les deux sexes. Mais il ne se déroule pas dans les mêmes conditions pour les hommes et pour les femmes : les hommes ont à l’étudier en tant qu’il complète les savoirs relatifs aux autres « buts », dharma et artha. Les femmes, au contraire, en font leur étude unique, mais elles ne peuvent s’y adonner seules : jeunes filles, elles doivent être guidées par les femmes expérimentées, amies plus âgées, cousines, sœurs aînées, servantes fidèles, femmes du monde devenues ascètes mendiantes; une fois mariées, c’est leur époux qui doit veiller à leurs progrès. D’autre part, le programme d’études n’est pas exactement le même : il est certes recommandé à l’homme de savoir se rendre agréable par sa politesse et sa culture, mais c’est avant tout aux femmes que Vâtsyâyana prescrit une liste d’une soixante-quatre sciences auxiliaires du kâmasûtra : musique, chant, dessin, décoration de toute sorte, jeux d’adresse, art de préparer les onguents, les boissons, les plats cuisinés, de soigner les fleurs et les animaux familiers, de réciter des vers, de poser et résoudre des devinettes, de parler beaucoup de langues, d’improviser le début d’un poème dont on aura proposé la fin, etc. Les femmes qui possèdent ces talents ont un grand avantage sur leurs rivales : courtisanes, elles s’élèvent au rang envié de « ganikâ »; épouses des rois ou de grands personnages, elles l’emportent sur leurs coépouses dans le harem.

      Mais l’essentiel de l’art d’aimer n’est pas là : il est dans la science des baisers, des caresses, des étreintes, science qui doit être assimilée par les hommes comme par les femmes, et qu’ils doivent mettre en pratique ensemble. Le but, en effet, est que l’homme et la femme formant couple, définis abstraitement comme le héros et l’héroïne procurent l’un à l’autre le désir le plus vif. Le plaisir, chez les deux partenaires, est de même nature, bien qu’il ne se déploie pas selon les mêmes rythmes, bien que chaque sexe devine plutôt qu’il n’imagine le plaisir de l’autre. Le plaisir éprouvé ne peut être que la conséquence du plaisir donné. Et chaque étape de la progression du désir, lorsqu’il est éveillé par les soins du partenaire, s’accompagne d’un plaisir spécifique, préalable à la volupté finale. Cela peut et doit faire l’objet d’un « sâstra » parce que les humains se distinguent doublement des animaux; ils sont disponibles pour l’amour et ses raffinements en permanence, et non seulement pendant les brèves périodes de la poussée instinctuelle du rut; il leur faut adapter le « kâma » aux autres « buts » que leur assigne leur nature d’homme.

      L’exposé que le kâmasûtra fait de cette science consiste surtout en énumérations et classifications. Les organes sexuels de l’homme et de la femme sont classés selon leurs dimensions; il faut en tenir compte, dans la formation des couples, pour obtenir la combinaison optimale. De même, sont classés les tempéraments, selon l’intensité du désir et du plaisir qu’ils peuvent éprouver. Nous avons aussi une typologie des liaisons, selon leur durée, leur degré d’intimité, leur statut social. Les, baisers, les embrassements, les accouplements sont groupés selon les organes qu’ils mettent en jeu, les mouvements, les postures, les manifestations secondaires et stéréotypées du plaisir qui les accompagnent (griffures, morsures et cris), la position sociale respective de chacun des amants, le rapport entre leurs actes et leurs sentiments (fait-on l’amour avant d’être épris, ou parce qu’on est déjà épris ? en désirant véritablement son partenaire, ou en se servant de lui comme un substitut ?), etc. Parmi ces énumérations, nous trouvons une liste de spécialités érotiques propres aux différentes régions de l’Inde. Il existe aussi une typologie des querelles d’amoureux, toujours destinées à préserver ou réveiller le désir de l’autre.

      Ces considérations occupent les deux premiers livres et concernent l’homme et la femme en général. Les livres III à IV, en revanche, traitent de situations plus particulières :

  1. le mariage; l’art, pour un homme, de se choisir une épouse et, après les noces, de l’initier à l’amour physique avec patience, délicatesse et tendresse. Des huit types canoniques du mariage hindou, c’est évidemment le mariage « gândharva », celui qui suppose l’inclination mutuelle des deux partenaires, qui a la préférence de Vâtsyâyana.

  2. les rapports entre époux; la femme parmi ses co-épouses : comment elle peut gagner l’amour exclusif de son mari, et comment elle doit, s’il le faut, s’effacer devant une rivale. Comment l’homme qui a plusieurs épouses peut se montrer juste, prévenant et aimant envers chacune d’elles.

  3. le séducteur; ses stratagèmes pour obtenir l’amour des femmes d’autrui; les limites que la bienséance et la morale imposent à cette chasse. La vie de l’homme de plaisir; ce thème est déjà abordé au livre I, chapitre 4, où sont décrits la maison et les passe-temps du « nâgaraka », du jeune citadin riche et raffiné : portrait du dandy ou du play-boy indien.

  4. les courtisanes; leurs façons de faire pour conquérir un homme, puis s’en débarrasser; l’art de mettre le « kâma » au service de « l’artha », puisque le but de ces professionnelles n’est pas seulement le plaisir mais aussi le gain.

      Ces découpages minutieux, bizarrement pédants, tantôt subtils, tantôt naïfs, de la vie amoureuse peuvent surprendre le lecteur occidental : la poésie, le tragique n’ont point leur place dans ces énumérations à la fois sèches et verbeuses. Mais il serait injuste de ne pas reconnaître la sereine allégresse de Vâtsyâyana, sa jubilation discrète à nous faire découvrir le domaine qu’il a su dégager et nettoyer de ce qui pouvait l’encombrer : le pur plaisir amoureux, la pure forme de la connivence de l’homme et de la femme. Certes, le cadre social et religieux est là, bien visible : mais, par miracle, le cadre ici ne vient pas manger le tableau.  

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Vous pouvez désormais télécharger le logiciel du kâma sûtra, tout à fait gratuitement. Ainsi, vous possèderez d'office les différentes positions avec leurs détails directement de votre ordinateur. Il fonctionne par un mot de passe (notez-le : KamaSutra Pass (respectez bien les majuscules et espace) ainsi pas de risque que vos enfants y entrent malencontreusement.

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tirer du site : http://www.leslibertins.com/web/fr/pages_fr/info_fr/sexualite/kamasutra_fr.htm

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